Les Bunkers du POINTEAU

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, direction la Pointe du POINTEAU à Saint-Brévin-les-Pins, (44250), dans le département de Loire-Atlantique, afin d’y découvrir une partie du Mur de l’Atlantique.

A Saint-Brévin-les-Pins, la pointe rocheuse du Pointeau, séparant les plages des Pins et de l’Océan, est depuis le 18ème siècle un site stratégique à l’entrée de l’estuaire de la Loire. Ancienne base militaire française au XIXème siècle, ce site a servi de point stratégique aux Allemands.

En effet, durant la Seconde Guerre Mondiale il devient un élément essentiel dans le dispositif de défense installé par les Allemands, puisqu’il permet de protéger la base sous-marine de Saint-Nazaire contre les attaques des Alliés.

Construits entre 1942 et 1943, environ 227 bunkers forment un point de défense important sur la commune de Saint-Brévin-Les-Pins, l’ensemble est complété par des petits postes de tirs, protégés par des tranchées, des barbelés et des mines.

Vaste chantier, ce sont essentiellement des travailleurs libres pilotés par l’organisation paramilitaire allemande, (Todt), qui se charge des chantiers sur tout le long de la côte. Au début, ce sont des entreprises civiles allemandes qui y travaillent, mais elles sont rapidement rapatriées suite aux bombardements Alliés. Malgré tout, La Todt dès le départ, sous-traite auprès d’entreprises françaises qui ont le matériel et la main-d’œuvre déjà sur place. Au final, ce sont des ouvriers français et des ouvriers venus de l’étranger (des Belges, des Hollandais…) qui travaillent sur les chantiers.

Des prisonniers nord-africains sont quand-même utilisés comme travailleurs forcés, ainsi que des réfugiés politiques espagnols. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on trouve un camp Franco à St-Nazaire puisque c’est là que ces derniers sont logés.

Vous pouvez découvrir une bonne partie des bunkers grâce au sentier de découverte mis en place par la commune qui s’étend sur un terrain de 2 ha. Mis en valeur par 7 panneaux d’interprétation et d’explication et 3 panneaux d’information générale, ce patrimoine militaire renaît également par la présence et l’intervention de l’association Bunker Archéo 44, qui a entièrement restauré un bunker et fait visiter ce dernier.

Si vous passer par là, arrêtez-vous aussi visiter la commune de Saint-Brévin-Les-Pins, qui possède une histoire marquée de cette période, puisqu’elle ne fut libérée que le 11 mai 1945,  (soit trois jours après l’armistice).

C’est l’épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire.

Durant l’occupation, et comme partout tout tourne au ralenti. Mais contrairement à Saint-Nazaire qui a été bombardé et détruit à plus de 80 %, Saint-Brévin souffre moins des bombardements alliés. Avant 1944, deux bombes seulement tombent à la Hautière, où, une femme y est tuée, une autre bombe à retardement tombe dans un champ à la Nicolerie et éclate dans l’après-midi. Des maisons sont rasées par les Allemand, pour leurs besoins concernant l’axe de tir des casemates et blockhaus.

Pendant la période de la résistance de la poche de Saint-Nazaire, il y a des tirs incessants des batteries de canons jumelés sur les communes de Frossay, Arthon, Cheméré, là ou stationnent les maquisards et les FFI, ainsi que de nombreux tirs anti-aériens sur les bombardiers alliés venant attaquer la base sous-marine de Saint-Nazaire; plusieurs avions sont d’ailleurs abattus par les Allemands.

Au début de l’occupation, les écoles sont à moins de 500 mètres des batteries installées sur les dunes en bordures de l’estuaire. Les détonations sont si effroyables, que le maire décide de les fermer. Saint-Brévin est tellement bien protégé qu’en plus des batteries de canons, il y a des champs de mines qui coupent la commune en deux, les plages sont couvertes des protections anti-débarquement appelées « asperges de Rommel », poteaux en bois surmontés de mines.

Le 17 mars 1945, la catastrophe du Boivre, devient le point d’orgue tragique de l’occupation de Saint-Brévin. Une explosion accidentelle d’un tas de mines, lors d’un déminage conduit par les Allemands afin de dévier le ruisseau du Boivre pour inonder la région, fait 15 morts parmi les habitants réquisitionnés, dont deux allemands, et de nombreux blessés. Aujourd’hui encore, la cause exacte en est indéterminée.

Voilà, j’espère vous avoir donnez envie de venir visiter la Commune de Saint-Brévin, et la pointe rocheuse du Pointeau, avec tous ses bunkers. Un seul pour le moment est visitable grâce à l’association Bunker Archéo 44, je n’ai pas eu la chance de pouvoir le faire car j’y suis aller un jour de fermeture. Mais Loulou et moi, comptons bien y retourner et approfondir la visite des lieux.

Vous pouvez y aller sans soucis et vous garer, pas de soucis non plus pour les enfants, (toujours sous la responsabilité d’un adulte), et pour les personnes à mobilité réduite, car le sentier est praticable sur une bonne portion. Par contre pour la visite du bunker, cela n’est pas possible à moins de se renseigner auprès de l’association. je vous mets les coordonnées de l’association sur Facebook et le téléphone de l’office de tourisme de Saint-Brévin pour tout renseignement complémentaire ou prise de rdv.

Facebook: association bunker archeo 44

Office du tourisme: 02.40.27.24.32

INTÉRÊT HISTORIQUE :

Note : 5 sur 5.

ACCESSIBILITÉ :

Note : 4 sur 5.

ENFANT :

Note : 4 sur 5.

(Photos collection privée Patricia Gontier)

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