LA GESTAPO D’ANGERS

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, direction la ville d’Angers, (49000), dans le Maine-et-Loire, et plus particulièrement la Rue de la Préfecture pour y découvrir les anciens bâtiments de la Gestapo.

Petit retour en arrière :

Dès la fin de l’année 1941, sous l’impulsion d’Heinrich Himmler et de Reinhard Heydrich la gestapo, créée en avril 1933 par Göring s’organise dans les pays occupés et notamment en France. Le 01 juin 1942, à Paris, le SS Karl A. Oberg devient « Chef Suprême de la SS et de la police » devenant le nouveau maître de la France. A partir de cet instant, il s’emploi à réorganiser tous les services policiers et notamment la Sipo-SD qui va étendre son action avec un total de 18 directions régionales dans les villes de Bordeaux, Rouen, Dijon, Angers, Châlons-sur-Marne, Nancy, Orléans, Poitiers, Rennes, Saint-Quentin. Puis à Toulouse, Limoges, Marseille, Montpellier, Lyon, Vichy, et après l’invasion de la zone libre en novembre 1942 dans villes de Grenoble et Nice en 1944.

Pendant ce temps à Angers, sur les ordres du SS Herbert Hagen, (photo ci-dessous), qui va jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la « solution finale » en France, les services de la gestapo et notamment les services chargés des questions juives s’installent Rue de la Préfecture. Les locaux sont tout près de la gare ce qui permet des transferts de prisonniers plus facilement et plus discrètement , de ses bureaux aux quais d’embarquement.

Les différents services de la gestapo sont sont divisés en 7 sections et c’est la section IV B qui se charge des questions juives sous l’autorité de Schulz-Haike, sous officier SS, en poste à Angers de juillet 1942 à avril 1943sous les ordres direct de Hans-Dietrich Ernst, ce dernier va dirigé les services de la gestapo d’Angers d’une main de fer. quant à son adjoint, Haike, il est reconnu comme personnage odieux, et réputé pour sa violence. Individu sans scrupule, il n’hésite pas à dévaliser et piller les biens de ses victimes pour s’enrichir.

(Photo ci-dessous Hans-Dietrich Ernst)

A partir de 1942, la rue de la Préfecture sera interdite à toute circulation des habitants de la ville en accueillant les différents bureaux de la Sipo-SD, répartis de la manière suivante :

(Photo prise clandestinement en 1942 des bureaux de la gestapo, rue de la Préfecture).

Au 16 de la rue se trouve la réception et les guichets de la gestapo,

Au 20 de la rue se trouve les interrogatoires et la salle de torture dans les caves, (Photo ci-dessous, les caves de tortures).

Aux numéros 11, 13, 22 et 24, les habitations des soldats de la Sipo-SD.

Les derniers numéros 15 et 17 abritent les différents bureaux de la Feldgendarmerie.

Plusieurs collaborateurs locaux ont travaillés pour la gestapo, notamment Jacques Vasseur, (numéro 8), et Paul Wolff, (numéro 11 sur la photo ci-dessus).

Le premier s’enfuira en 1944 lors de la libération de la ville et décédera en Allemagne en 2009, tandis que le second sera jugé puis fusillé le 10 mai 1946 dans la cour de la prison du Pré-Pigeon d’Angers.

Au total l’effectif de la gestapo sur Angers comptera une centaine d’allemands, et environ 70 à 80 français travaillants régulièrement pour la Sipo-SD au plus fort de son activité.

Le bilan de la gestapo est lourd, plus 5000 personnes déportées, disparues, et une quasi disparation des réseaux de résistance locaux en 1943 et un fort affaiblissement des réseaux régionaux.

Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas, à passer dans la rue, vous y verrez les plaques apposées pour rappeler les évènements passés. (dommage que ces plaques soient si discrètes et si haute que vous devez lever la tête pour les voir. Combien de passants ne savent pas l’existence de cette histoire et encore moins non vu les plaques. Ha la mémoire d’une certaine histoire et les français!!!). L’accès de la rue est simple, puisque vous pouvez y passer en voiture ou à pieds, pour les aux personnes à mobilité réduite pas de soucis sur les trottoirs et vous pouvez-vous garer sur les parkings tout près de la gare. Pour les enfants, pas de soucis majeurs, mais toujours sous la surveillance d’un adulte.

INTÉRÊT HISTORIQUE :

Note : 5 sur 5.

ACCESSIBILITÉ :

Note : 5 sur 5.

ENFANT :

Note : 3 sur 5.

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(Photos d’époque sources internet et collection privée Patricia Gontier).

3 commentaires

  1. je viens de découvrir … je n’avais pas connaissance de cette partie de l’histoire de la ville d’Angers.
    Encore un grand merci

  2. Bonjour,
    Je mène des recherches et j’aimerais en savoir plus concernant la composition du KDS d’Angers et en particulier du second de Hans-Dietrich Ernst, le dénommé Schulz-Haike (pas de nom ?).
    On voit deux photos sur votre publication: Ernst est-il le numéro 9 et 7 (respectivement sur la 1ere et 2e photos) et Schulz-Haike le numéro 7 et 9 ?
    Savez-vous d’où proviennent ces photos ? (article, livre…)
    En vous remerciant par avance

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