LE MUSÉE FRANCO-ALLEMAND DU RADAR

Hello,

Comment vas-tu? Le père Noël à été généreux avec toi? ( Tu as été sage en 2020? Lol), aujourd’hui je t’emmène à Douvres-la-Délivrande au Musée Franco-allemand du Radar (ancien Musée de Douvres-la-Délivrande). Ba oui, je n’allais pas te laisser sans nouvelles durant la trêve de Noël et puis, ça me manque de pas t’écrire et échanger sur mes voyages et visites.

Donc direction Douvres-la-Délivrande, (14440), dans le département du Calvados en Basse Normandie sur la D83, route de Bény en direction de Courceulles-sur-Mer en venant de Caen, pour y visiter ce musée avec mon ami Emmanuel Hebert et le président du musée Philippe Renault. Merci les amis pour votre accueil et les explications.

Je change pas mes habitudes et hop, cours d’histoire, (attention je surveille jusqu’au fond de la classe pour voir le premier qui dors derrière son écran, je te vois!!!!! Hihihi) :

La ville de Douvres-la-Délivrande se situe entre Caen et la mer, et entre Courseulles et Ouistreham. Elle représente, un point stratégique important pour les Allemands de part sa position. De ce fait ils décident dès le début de l’occupation d’installer une station de détection lourde (Funkmesstellung). Celle-ci va être dotée de pas moins de 5 radars permettant une détection jusqu’à 400 kilomètres. (ils ont pas lésinés sur les moyens, lol) Le nom de code choisi est celui de « Distelfink », Chardonneret en français.

Le terrain retenu se trouve sur un plateau à 50 mètres au dessus du niveau de la mer. d’où il est possible d’observer l’ensemble de la Côte de Nacre.
A partir de février 1942, l’organisation Todt commence les travaux sur ce terrain situé le long de la route menant à la commune voisine de Basly. Environ 1000 personnes travaillent sur le chantier : travailleurs réquisitionnés par le STO, ouvriers des entreprises de BTP ainsi qu’un fort contingent de travailleurs étrangers, notamment des Italiens. (me demande pas pourquoi des italiens, j’ai pas d’explications).

Sur 35 hectares, une trentaine d’ouvrages bétonnés sont construits. Le camp est divisé en deux parties, la partie Nord accueille un radar géant Wassermann, avec un rayon de détection de 400 kilomètres. La partie Sud abrite 2 radars de veille Freya (d’une portée de 200 kilomètres), ainsi que 2 Würzburg-Riese, radars de poursuite d’une portée de 80 kilomètres. (Et toc, t’en revient pas hein? Lol)

Le cœur de la station est installé dans un puissant bunker enterré de deux étages « Anton », qui abrite les appareils de coordination radar et le Poste de Commandement du camp. (Aujourd’hui, il est transformé en musée).
Des baraquements en bois abritent la partie administrative ainsi que le casernement. Des bunkers protègent les abords du camp, d’autres servent au logement des soldats.

Environ 230 hommes de la Luftwaffe de la 8ème Compagnie du Lufnachrichten, Régiment 53, dirigés par le Hauptmann Dr Jäger, puis à partir du 1er janvier 1944 l’Oberleutenant Kurt Egle, composent la garnison de la station.

Selon toute vraisemblance, la station radar est opérationnelle au printemps 1943. Mais les travaux continuent jusqu’en juin 1944.

Quelques semaines avant le Débarquement, l’aviation Alliée procède à plusieurs raids contre la station radar, comme elle le fait sur l’ensemble des installations allemandes du Nord-Ouest de la France afin de ne pas laisser deviner le lieu du Débarquement.
Le matin du 6 juin 1944, un avion britannique détruit l’antenne Wassermann haute de 65 mètres, (en même temps vu la hauteur c’était une cible facile). Les allemands de la compagnie de veille aérienne, réfugiés à l’intérieur du camp, accueillent une partie des soldats en poste à Douvres et à Tailleville.
Dans l’après-midi du 6 juin, des soldats canadiens appartenant au régiment du Royal North Shore, venant de Saint-Aubin-sur-Mer, se heurtent aux défenses de la partie nord du camp. Ils décident de laisser cet obstacle aux troupes britanniques.
Du 6 au 17 juin, les opérateurs radaristes allemands repoussent plusieurs assauts et continuent de renseigner leur état-major sur les mouvements de troupes qu’ils peuvent apercevoir de la station. Grâce à des avions venant de Mont-de-Marsan, un parachutage nocturne permet à la garnison de recevoir un approvisionnement, (le ravitaillement est un succès, pas comme à Stalingrad, ouais je sais c’est mesquin mais quand-même, un vrai fiasco le ravitaillement de Stalingrad). L’artillerie navale et l’aviation bombardent les positions allemandes, causant des dommages dans Douvres et tuant plusieurs civils. Enfin le 17 juin, 3 assauts menés par le 41ème Royal Marine et les chars du 22ème Dragoon ont raison de la résistance allemande.
Les troupes britanniques investissent les bunkers allemands et occupent leurs positions. La dernière poche de résistance disparue, la Libération de Douvres est enfin effective, 11 jours après le Débarquement…

Concernant le site et le musée, tu verras c’est bien indiqué, et tu as un parking pour te garer donc pas de soucis. Pour la visite compte 30 minutes et plus si tu est passionné, (moi j’y ai passé 3 heures à discuter avec mes amis, donc tu vois, sachant qu’ils seront ravis de te donner toutes les explications que tu voudras). Pas de soucis pour ta tenue et tes chaussures, (bon oublie quand-même les escarpins et les chaussures en cuir à moins que tu ne sois joueuse ou joueur. Lol). Concernant les enfants, le musée est plutôt technique et basé sur la science du radar donc pas en dessous de 12 ans et après à voir en fonction de la motivation de l’enfant, je te laisse seul juge. Concernant les personnes à mobilité réduite je déconseille car il y a des marches et un bunker à étages à visiter, donc très difficile d’accès. N’hésite pas à venir de ma part, tu pourras ainsi profiter de détails et d’explications supplémentaires, toujours dans la bonne humeur et la gentillesse avec des passionnés.

Ceci sera mon dernier article pour l’année 2020, (ne pleure pas je reviens en 2021. A non en fait, tu pleure par ce que je reviens. Lol), je te dis à l’année prochaine et te souhaite une bonne fin d’année. N’oublie pas de prendre soin de toi. Bisous.

Enfin, si vous souhaitez retrouver tous mes articles, n’hésitez pas à cliquer sur le MENU/CATÉGORIE, dans la colonne de droite ou pour les portables et certaines tablettes en bas de page. Ainsi, vous les retrouverez répertoriés par rubriques et départements.

Coordonnées du musée

Renseignements : contact@musee-radar.fr
Réservations : resa@musee-radar.fr
– A la Mairie de Douvres-la-Délivrande
8 route de Caen
14440 DOUVRES-LA-DELIVRANDE
Tél. 02 31 36 24 24

INTÉRÊT HISTORIQUE

Note : 5 sur 5.

ACCESSIBILITÉ

Note : 2.5 sur 5.

ENFANTS

Note : 2.5 sur 5.

(Photos collection privée Patricia Gontier)

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