
Hello tout le monde,
Aujourd’hui, on va coller à l’ambiance du moment, (LOL), et découvrir l’histoire des marchés de Noël sous le 3ème Reich.

Petit retour en arrière, avant d’aller déguster des chichis et des beignets dans notre marché de Noël.
La tradition des marchés de Noël telle que nous la connaissons de nos jours, remonte au Moyen-Âge en Allemagne. Toutefois, ce phénomène reste relativement récent en Amérique du nord et ailleurs dans le monde.
Les premiers marchés de Noël apparaissent au 13ᵉ siècle sous le nom de marché de la Saint-Nicolas. Ils se nomment ainsi en hommage à l’Evêque Saint-Nicolas de Myre, renommé pour sa charité et sa foi combative. Patron des écoliers, la légende dit qu’il aurait ressuscité trois enfants. Dès 1294, un arrêté municipal de la ville de Vienne en Autriche mentionne l’organisation d’un marché de la Saint-Nicolas. Il s’agit de la plus ancienne trace écrite d’un évènement de ce genre.
Fait souvent méconnu, ces marchés de Noël ont connu un nouveau souffle sous l’Allemagne nazie.
Ci-dessous, photo du marché de Nuremberg en 1933.

Cette histoire passée sous silence, Il n’est cependant pas choquant d’écrire que les nazis ont réinventé les marché de Noël. Je m’explique :
Dans les années 1930, les marchés de Noël réintègrent les centres-villes allemands, avec l’appui du parti nazi.
Noël devient un instrument politique que certains politiciens utilisent pour influencer les traditions. Ainsi, l’imagerie nazie s’impose dans les crèches de Noël, se répand en propagande dans les calendriers de l’Avent. Adolf Hitler fait de Noël une fête nationaliste vantant l’héritage allemand. Les Nazis standardisent la décoration des stands des marchés de Noël. Seuls des produits nationaux ont le droit d’être vendus. (objets de décorations fabriqués en Allemagne, jouets, objets artisanaux, bratwursts et friandises).
Ci-dessous, marché de Noël Neubaugürtel à Vienne en 1939.

En décembre 1943, sur un marché de Noël berlinois, des membres des Jeunesses hitlériennes vendent des jouets qu’ils ont fabriqués eux-mêmes. À Berlin et dans d’autres ville, les marchés de Noël avaient abandonnés avant que le parti nazi ne les ramène au goût du jour afin de stimuler l’économie et de susciter la fierté d’avoir des traditions allemandes uniques.

Ces démarches ne sont pas atypiques. De nombreuses traditions liées à Noël (des calendriers de l’Avent aux sapins) viennent d’Allemagne. On dit souvent que Martin Luther, le réformateur protestant, est le premier à avoir illuminé des sapins de Noël après une balade nocturne dans une forêt allemande sous une voûte étoilée. (entre mythe et réalité, le mystère demeure).
Les marchés de Noël sont en adéquation avec la démarche consistant à aligner Noël sur l’idéologie nazie, car ceux-ci doivent font partie d’une tradition populaire bien installée. À Nuremberg, le maire nazi Willy Liebel a fait revenir le marché en centre-ville en 1933 « dans le but d’effacer ce qu’il appelait les “influences non allemandes et de races étrangères” qui avaient mené à la délocalisation du marché ».
C’est aussi à Nuremberg, que le marché inclus pour la première fois une cérémonie d’ouverture mettant en scène un christkind, un personnage angélique généralement incarné par une jeune fille de la région aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Alors qu’à Berlin l’ouverture en 1942 de son marché de Noël a été inauguré par les discours des dignitaires nazis et notamment Joseph Goebbels.
Ci-dessous ouverture du marché de Noël de Berlin en 1942.

La guerre finie, les marchés de Noël ne cessent de croître grâce au boom économique des années 1960-1970 et à la montée du consumérisme lié à Noël.
Ci-dessous, marché de Noël la nuit devant l’église de Nuremberg en 1945.

Mais à la fin des années 1980, la tradition du marché de Noël de Strasbourg s’essouffle. Le syndicat hôtelier affiche des taux de remplissage jugés trop faibles pour la saison, de l’ordre de 36%. De plus, décembre et janvier sont les mois de l’année où la région reçoit le moins de visiteurs. Face à ce constat, les instances régionales décident de promouvoir l’Alsace pendant la période de Noël. Ils s’invitent alors dans des salons touristiques pour se faire connaître. Grâce à leur ténacité et aux médias, le revirement de situation est spectaculaire.
Actuellement, l’engouement pour ces marchés est réel, ils font la joie des grands comme des petits. Mais n’oubliez pas leur histoire cachée. au détour, avec vos amis ou en famille, faite le test et évoquer les marchés sous le régime nazi, je suis persuadé que peux de personne connaissent cette histoire des marchés de Noël et du lien qui les unis au régime du 3ème Reich.
En attendant, c’est pas tout ça, direction pour moi et Loulou, les chalets de chichis, beignets et vin chaud. LOL.
(Désolé, si les photos ne se téléchargent pas toutes ou subissent des décalages, depuis notre déménagement nous n’avons toujours pas d’internet et cela est compliqué par le téléphone d’écrire mes articles. Merci de votre compréhension).
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(Photos d’époque sources internet et collection privée Patricia Gontier).