L’INCROYABLE HISTOIRE DE L’HOTEL ADLON

Hotel-Adlon-Berlin source welt.de

Hello tout le monde,

Aujourd’hui direction Berlin et l’Hôtel Adlon Kempinski. Situé à 100 mètres de la Porte de Brandebourg, (77 avenue Unter den Linden sur la Pariser Platz). Son histoire est assez incroyable et c’est pour cela que j’ai voulu vous la partager. Il faut dire que Loulou et moi, avons séjourné dans ce palace durant deux nuits durant notre road trip en Allemagne, (j’avoue que nous l’avions choisi pour son histoire aussi bien que pour son luxe, Lol) .

C’est Lorenz Adlon qui est à l’origine de sa construction, inauguré le 23 octobre 1907, il devient un lieu très prisé durant les Années folles que sont les années 20. Écrivains, artistes, hommes d’affaires se bousculent dans les chambres, au bar, dans le hall, dans la salle à manger. Aux aristocrates de l’époque succèdent les Charlie Chaplin (qui perd son pantalon dans le hall), la sulfureuse Marlène Dietrich, Albert Einstein, Enrico Caruso, Henry Ford et bien d’autres.

Au moment de la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes en avril 1933,  Alfred Rosenberg installe immédiatement le siège du Bureau des affaires étrangères du NSDAP dans une aile latérale du bâtiment.

L’hôtel Adlon ne sera toutefois pas un haut-lieu du nazisme. Les nationaux-socialistes lui préférant en effet le Kaiserhof dans la Wilhemstrasse, car l’atmosphère cosmopolite de notre hôtel ne correspond pas au « modèle aryen ».

La Deuxième Guerre mondiale éclate. Des journalistes du monde entier y logent alors. C’est que l’édifice est pratiquement situé au centre des locaux du régime nazi. Les journalistes peuvent se rendre aux bureaux d’ Adolf Hitler et de son état-major, à pieds, en moins de quinze minutes. Et juste à côté de l’hôtel se dressent les ambassades britanniques, françaises et américaines, (de nos jours elles sont toujours là), tous des pays alliés contre Hitler.

Espions, informateurs, militaires, attachés d’ambassade, journalistes se bousculent au restaurant et au bar, réservent des chambres, se croisent dans le hall d’entrée. Parmi eux, les nazis avec leurs grosses bottes. Louis Adlon réussit à ménager leur susceptibilité pour éviter les drames.

La fin de la guerre approche. Hitler est en train de perdre. Les Alliés se rapprochent de Berlin : les Américains à l’ouest, les Soviétiques à l’est.

Louis Adlon fait construire un abri anti-bombes sous l’hôtel et un mur de briques devant le hall d’entrée pour protéger les clients. Au plus fort des bombardements, certains locaux de l’hôtel sont transformés en chambres d’hôpital. (Photo datant de 1945 source welt.de).

L’hôtel traverse les raids aériens de la Seconde Guerre Mondiale, miraculeusement épargné par les bombes.

Le 25 avril 1945, Louis Adlon est arrêté à son domicile de Neu-Fahrland et emmené par des soldats soviétiques. Ils ont entendu l’hôtelier se faire appeler « Herr Direktor » et le soupçonnent d’être un haut dirigeant de l’armée allemande. ( Le 7 mai 1945, il meurt dans des circonstances troubles « d’un arrêt cardiaque » dans une rue du village de Falkensee).

Le 30 avril 1945, Hitler se suicide dans son bunker, près de l’hôtel. Tandis que le personnel de l’établissement voit défiler les Soviétiques sous la porte de Brandebourg, les premiers à entrer dans la ville.

Soldats russes brandissant le drapeau soviétique sur l’un des balcons de l’hôtel de Adlon en mai 1945 source bundesarchiv_bild_183-r77767_berlin_rotarmisten_unter_den_linden-1090 hotel adlon.

Le 2 mai 1945 l’hôtel est incendié par des soldats russes éméchés qui fêtent leur victoire dans son immense cellier. «Un accident», soulignera plus tard avec diplomatie la direction de l’hôtel. Une aile est rescapée sous le gouvernement de la RDA, puis rasée en 1984.

hôtel Adlon 1945 source httpcritikparis.unblog.fr

Après la réunification de l’Allemagne, le terrain est acheté par une société allemande d’investissement. Un immeuble très proche de l’original est reconstruit et inauguré le 23 août 1997, 90 ans après l’inauguration initiale.

Petite anecdote : C’est en novembre 2002, que Michael Jackson, du balcon de sa chambre, au quatrième étage, montre Prince Michael II dit Blanket, son fils, à des photographes et à ses fans. Le bébé, la tête couverte d’une serviette, est tenu par son père. Ces images feront alors le tour du monde.

Il y encore beaucoup à dire sur ce lieu, mais j’espère vous avoir donné envie si vous passer dans le coin, d’aller voir ce vestige de l’histoire, digne d’un James Bond. Car vous pourrez vous rendre compte de son incroyable faste digne des années 20-30, de son emplacement privilégié au coeur de Berlin, à la fois lors des années du III Reich, mais aussi de nos jours. Vous pourrez vous promener très facilement à pieds autour y compris pour les personnes à mobilité réduite, pour le stationnement vous avez des parkings en sous-sol, (attention, ils sont tous payant), et ainsi visiter le quartier avec les ambassades françaises et américaines, la Porte de Brandebourg………..

INTÉRÊT HISTORIQUE :

Note : 4 sur 5.

ACCESSIBILITÉ :

Note : 3.5 sur 5.

ENFANT :

Note : 1.5 sur 5.

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