LE MUSÉE DE MONTORMEL: (bataille de la poche de falaise)

Hello,

Aujourd’hui,

Je t’emmène visiter le musée sur la dernière grande bataille de Normandie sur la poche de Falaise.

Ce mémorial située sur le secteur Les Hayettes, (61160), à Montormel dans le département de l’Orne, nous ramène sur cette grande bataille.

Pour rappel de l’histoire:

La poche de Falaise ou poche de Chambois – Mont-Ormel ou encore poche de Falaise-Argentan pour les Anglo-Saxons, fut le théâtre de la dernière opération de la Bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette opération se déroula du 12 au 21 août 1944 dans une zone située entre les quatre villes normandes de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s’achever près de Falaise.

Pour ce point historique, j’ai choisis de te parler des Allemands et des Polonais. Je voulais un peu voir le cours de l’histoire de leurs côtés.

Je continue donc mon point historique:

Le contexte est marqué par la confusion issue des complexités d’organisation de la Wehrmacht. Le maréchal von Kluge est un fidèle de Hitler. À ce moment de la bataille, il combine les rôles de commandant du Groupe d’armée B, (Heeresgruppe B), et de commandant en chef des forces armées de l’ouest, (Oberbefehlshaber West). Soupçonné d’être impliqué dans le complot du 20 juillet 1944 contre Hitler, il agit avec un zèle extrême et fait tout pour s’affranchir des soupçons du Führer. Aussi, tous les ordres qu’il reçoit sont-ils traités à la lettre, sans aucune forme d’interprétation, aboutissant finalement aux pires catastrophes. Pendant la journée du 15 août 1944, à l’occasion d’une inspection dans la poche, à la suite d’une attaque aérienne sur son petit convoi d’accompagnement et la destruction du véhicule de communication, il disparaît sans donner de nouvelles, réapparaissant au QG du général Eberbach à la nuit tombée ; il a fallu 16 heures au convoi pour parcourir 80 km. Les soupçons de trahison sans aucun fondement pèsent de plus en plus sur le Feldmarschall, finalement révoqué le soir du 17 août par Hitler. Walter Model, (le pompier de service d’Hitler), en provenance du Front de l’Est, le remplace au pied levé dès le 18 août, au pire moment de la bataille. Von Kluge est convoqué à Berlin pour s’expliquer, destination qu’il n’atteindra jamais, car, au cours du trajet, peu avant Verdun, il se suicide au cyanure, le 19 août 1944, laissant une lettre assez prophétique adressée à Hitler.

Autre personnage, le général Heinrich Eberbach commande la 5ᵉ armée blindée (Panzergruppe West). Il fait face aux Anglo-Canadiens, qui pressent pour capturer Falaise.
En opposition aux ordres reçus, il refuse de libérer trois divisions de panzers pour la contre-attaque de Mortain, considérant comme imminente l’attaque contre ses propres positions. Mais ce refus d’obtempérer l’amène à la disgrâce aux yeux d’Hitler, qui le relègue au commandement d’un corps d’armée blindé (Panzergruppe Eberbach).  Sepp Dietrich le remplace à la tête de la 5e armée blindée. Le général SS Paul Hausser commande de son côté la 7e armée allemande avec le grade d’Oberstgruppenführer, général d’armée. Premier général de la Waffen-SS à commander une armée, il est peu apprécié par le haut commandement du fait de sa dernière promotion, trop rapide selon certains. En résumé, le commandement en chef est donc confié à un fidèle d’Hitler en plein milieu de la bataille, le Generalfeldmarschall Model, et les deux armées sous son autorité, à deux généraux de la Waffen-SS, signe clair de la défiance d’Hitler envers la Wehrmacht.

La Wehrmacht aligne 28 divisions dont 10 blindées, mais on sait qu’il ne s’agit plus, dans la plupart des cas, que de débris. On estime qu’elle n’est forte qu’au maximum de 250 000 hommes et 250 chars pour faire face aux Alliés dans cette ultime bataille en Normandie.

« Cette journée a été la plus atroce de ma vie » — Adolf Hitler.
S’exprimant le soir du 15 août 1944, en conférence avec ses officiers, le Führer a vu tous ses ordres de la journée contrariés par les événements, les uns après les autres. La grande affaire du jour avait été le début de l’opération Anvil-Dragoon, le débarquement de Provence dans le Sud de la France. L’ouverture d’un troisième front à l’ouest marque un tournant dans la bataille de France. Ce même jour, les mauvaises nouvelles du front normand n’ont cessé de s’accumuler. Les jours précédents, l’ensemble de la 7e armée se trouvait encore à l’ouest de l’Orne avec les restes d’une quinzaine de divisions. Hitler espérait encore contre-attaquer une nouvelle fois en direction d’Avranches. Il refusait jour après jour toutes les demandes de repli. Mais comment admettre qu’une contre-attaque de vingt divisions soit lancée à nouveau, alors que loin derrière, « l’ennemi s’affaire à nouer le nœud coulant avec lequel il va l’étrangler »? Finalement en fin de journée, Hitler renonce à cette opération sans espoir de succès, et accepte, sous la pression des événements, de replier ses troupes derrière l’Orne. Le 16 août, le maréchal von Kluge, juste avant son départ, donne l’ordre de retraite générale à la 7e armée. Dès son arrivée, le maréchal Model confirme immédiatement l’ordre de son prédécesseur, et le complète en incluant le groupement blindé Eberbach. La situation dans la poche devient difficile du fait de la raréfaction des voies de retraite. Seuls quatre ponts restent accessibles pour le franchissement de l’Orne. Cette concentration de colonnes est une aubaine pour l’aviation alliée qui se jette sur ces cibles faciles. Rappelons que la grande majorité des moyens de transport allemands de cette époque est encore largement hippomobile. Les chevaux sont victimes de ces combats et leurs cadavres remplissent littéralement certaines zones des combats. Les rares forces encore actives à la disposition du général Hausser effectuent quelques combats de retardement qui permettent de contenir les Américains au sud. La situation est bien plus grave face aux Canadiens.

Et les Polonais ferment la poche

Les Allemands refusent toujours de céder.

Le 19 au matin, une réunion se tient au PC de Dietrich, commandant de la 5e armée de Panzer, autour du général Hausser, commandant la 7e armée et de son chef d’état-major, le colonel von Gersdorff. Au cours de cette réunion est mis au point le plan d’une attaque qui vise à percer dans la nuit la ligne d’encerclement alliée de part et d’autre de Saint-Lambert, pour permettre l’écoulement des colonnes allemandes en retraite.

Dans le même temps, le 2e Corps de Panzer SS doit attaquer de l’extérieur, comme Model l’avait décidé  deux jours plus tôt.

Depuis cette décision, les dernières possibilités pour les Allemands de s’échapper avaient disparu (Trun, Saint-Lambert-sur-Dives et Chambois). Or, comme les Alliés semblent occuper leurs objectifs de manière assez légère, l’opération pourrait avoir de bonnes chances de succès. En fait, ce plan n’a plus aucune réalité puisque, dans le temps écoulé, à la fois Trun et Chambois ont été renforcés par les Alliés. Impossible d’espérer dégager ces villages. L’assaut se reporte donc plus à l’est, sur Mont-Ormel. Les unités polonaises du 10e régiment blindé et du 8e régiment d’infanterie légère qui l’occupaient, sont rapidement isolées. Mais les Polonais, eux-mêmes encerclés, résistent farouchement pendant deux jours entiers. Des parachutages de vivres et de munitions assurent la continuité de cette résistance. La contre-attaque du IIe corps blindé SS permet à plusieurs milliers d’hommes de passer la Dives à gué ou par le pont de Saint-Lambert et de s’extraire de la poche. Mais, c’est la dernière tentative allemande de dégagement de ses troupes encerclées. Désormais, la porte est close.

Le 21 août, le sort en est bien jeté. Les unités allemandes encore en état à l’extérieur de la poche de Falaise font mouvement de retraite vers la Seine, dont certains passages en amont et en aval de Paris sont déjà occupés par les pointes motorisées alliées. Celles qui restent à l’intérieur n’ont plus d’autre solution que de se rendre en masse aux Alliés.

Il ne sera sans doute jamais possible de dresser un bilan exact des pertes allemandes de cette bataille. Les hypothèses les plus courantes font apparaître environ 5 000 à 6 000 morts, 30 000 à 40 000 prisonniers et une perte matérielle estimée à 5 000 véhicules. Les hésitations des Alliés auraient permis le retrait d’environ 100 000 Allemands.

En tout état de cause, la résistance ultérieure des Allemands, et la contre-attaque des Ardennes ont montré que les Allemands avaient pu extraire une bonne partie de leurs unités, et surtout de leur encadrement. Seul un cinquième des commandants de corps et généraux de division ont en effet été capturés.

Les Polonais ont également été très éprouvés dans cette bataille avec 1 500 morts pour la seule 1ère Division Blindée. Qui n’ayant plus de munitions et d’armes valides ont terminé les combats aux corps à corps et au tesson de bouteilles, fourchettes tout ce qui pouvait servir d’arme.

Voilà en résumé cette bataille qui fit un tournant dans la guerre contre les nazis.

Je te conseille vraiment le lieu, avec son musée très riche et interactif qui rend hommage aux polonais de cette bataille, mais aussi toute la vallée à voir et visiter par toi-même.

Pour y accéder pas de soucis niveau parking, pour les enfants pas en dessous de 12 ans et pour l’accès des personnes à mobilité réduite, toujours des passages non praticables dans certains coins.

Enfin, si vous souhaitez retrouver tous mes articles, n’hésitez pas à cliquer sur le MENU/CATÉGORIE, dans la colonne de droite ou pour les portables et certaines tablettes en bas de page. Ainsi, vous les retrouverez répertoriés par rubriques et départements.

POINT HISTORIQUE :

Note : 5 sur 5.

ACCESSIBILITÉ :

Note : 4.5 sur 5.

ENFANTS :

Note : 3 sur 5.

(Photos collection privée Patricia Gontier)

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