LE GENERAL DOLLMANN ET SON BUNKER

Hello tout le monde,

Aujourd’hui direction la ville du Mans, (72000), dans le département de La Sarthe, et plus particulièrement dans le collège Berthelot situé au 26 de la rue Berthelot pour y découvrir au coeur de la cour le bunker de commandement du général Friedrich Dollmann.

Loulou et moi sommes aller voir notre ami Tony, qui avec son association, « Historique’Mans », fait visiter le bunker QG du général Dollmann durant la Seconde Guerre Mondiale, accompagné de Ludovic, alias  » Bunker BZH ».

Avant de vous montrer l’intérieur de la « bête », je vais revenir sur l’histoire et la fin tragique de Friedrich Dollmann qui était un très grand ami d’un autre général: Rommel qui subira le même sort en octobre 1944.

Lorsque que la Seconde Guerre Mondiale éclate, il commande en tant que général de corps d’armée la VIIème armée allemande qui participe à la bataille de France en 1940.

Après avoir reçu le grade de Generaloberst le 19 juin 1940 lors d’une séance au Reichstag, et devient le 5ème officier le plus haut gradé sous A. Hitler.

il lui est demandé de procéder à l’occupation de la partie nord de la France. Il installe son quartier général au Mans en juillet 1942 avec ses 355 secrétaires, afin d’assurer la défense de la Bretagne et de la Normandie jusqu’en 1944, devenant par la même occasion, le responsable de la prévention contre une invasion alliée en zone occupée.

son bureau est installé dans les bâtiments de la Mutuelle générale (futures MMA), rue Chanzy.

C’est de là, puis du blockhaus construit juste en face, qu’il dirige l’AOK7, environ 161 000 hommes sous ses ordres, et c’est aussi là, qu’il reçoit parfois la visite de Rommel ou de Van Rundstedt.

Alors qu’il s’attend à une invasion alliée, au début du mois de juin 1944, il décide de diminuer les procédures d’alerte notamment du fait des conditions atmosphériques catastrophiques ces jours-là. Au moment du débarquement en Normandie, (les 5 et 6 juin 1944), alors que son armée subit de grandes pertes, le général assiste à un Kriegspiel, (« exercice simulé » du débarquement allié) à Rennes. Après trois semaines de combats intensifs, les Alliés avancent et libèrent notamment la ville de Cherbourg le 26 juin. Cette date va sceller le sort de Dollmann.

A partir du 6 juin 1944, il ne va plus sortir du bunker que quelques instants, le matin, pour traverser la rue Chanzy et se rendre dans sa chambre réservée dans le bâtiment des Mutuelles, où il effectue sa toilette avec plus de commodités que dans son bunker. Puis il lui est servi son petit café avec quelques viennoiseries comme à son habitude.

Dans la nuit du 27 au 28 juin 1944, Adolf Hitler apprend la défaite : il menace alors, Dollmann de le rendre responsable de cet échec et de le traduire devant une cour martiale.

 Dans une lettre télétypée, Dollmann expose les raisons de la défaite à Cherbourg, raisons qui, en réalité, étaient hors de son secteur d’influence. Le 28 juin 1944, la lettre de Dollmann est publiée.

Le 28 juin 1944, le corps sans vie du général Friedrich Dollmann, commandant de la 7e armée allemande, est découvert, dans l’ancien immeuble de la Mutuelle générale, au Mans, rue Chanzy. C’est la stupéfaction au QG de l’AOK7. Car si le militaire de 62 ans a quelques problèmes de santé, ce matin-là, il ne semblait pas spécialement affecté. Il a d’ailleurs agi exactement comme il le fait tous les jours depuis le 6 juin 1944.

Mais, à la différence des autres jours, Friedrich Dollmann ne redescend pas. Après une heure,  les secrétaires allemandes inquiètent montent voir ce qui lui arrive. Par l’entrebâillement de la porte de la chambre, elles aperçoivent les bottes du général allongé. Elles se disent qu’elles vont le laisser dormir un peu. C’est un peu plus tard que l’on découvre que Friedrich Dollmann n’est pas endormi mais décédé.

Apprenant la mort de son beau-père, le gendre du général Dollmann qui se trouve en garnison à 50 km du Mans, fait immédiatement le déplacement pour lui rendre un dernier hommage, mais il n’a pas été autorisé à voir le corps.

Le corps sera caché à la famille et enterré au cimetière militaire allemand de Champigny-Saint-André. Le mystère est toujours en vigueur sur les circonstances de sa mort: suicide, assassinat, problèmes de santé…

Oui, je saïs, l’article est peut-être un peu long, mais je voulais vous montrer l’importance de ce bunker et surtout du personnage qui s’y trouva et de son rôle dans la guerre. Construit en 1943, il est le point névralgique de l’ensemble des opérations de la 7ème armée allemande renommée le plus souvent AOK7.

Suite au débarquement Alliés le 6 juin 1944 en Normandie, c’est delà que va émaner les ordres de riposte des Allemands. 

Fermé et enterré en 1946, le bunker n’a été redécouvert qu’en 2011, dans un état de conservation excellent.

Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas, allez le visiter. Pour cela, vous devrez réserver, je vous mets en dessous les coordonnées de l’association, mon ami Tony, se fera un plaisir de vous raconter l’histoire de ce bunker. Il se situe en plein centre ville et dans la cour d’un collège, donc pour vous garer, cela peut-être un peu compliqué durant les périodes scolaires. L’accès n’est pas possible aux personnes à mobilité réduite, car il y a des marches. Pour les enfants, pas de soucis majeurs, mais toujours sous la surveillance d’un adulte.

Coordonnées
HISTORIQUE’MANS

Adresse :
3 route de Monfort
72250Parigné-l’Évêque

Tel : 02 43 16 37 22

INTÉRÊT HISTORIQUE :

Note : 5 sur 5.

ACCESSIBILITÉ :

Note : 2.5 sur 5.

ENFANT :

Note : 4 sur 5.

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(Photos internet et collection privée Patricia Gontier).

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